lundi 17 octobre 2011

Équipe 7, Rapport de Blog F

Rapport de Blog F:

Atmosphère et lumières choisies? En vue de créer quoi? Quand?

L'atmosphère engendrée par la courte scène de notre équipe est principalement basée sur les lieux auxquels la courte pièce fait référence: une douche tombe au centre de la scène en but d'incorporer un ascenseur, des couloirs se jettent et s'entre-mêlent afin d'imiter le platonique bureau, des lekos verts s'élancent sur une uniformité de bleu pour symboliser le maelström...
Cette conception ne se restreint néanmoins pas par une question d'orientation: elle relève tant bien que mal un côté «phatique», ainsi qu'une réflexion de la psychologie du protagoniste (les lumières relèvent la clarification d'une ambiance plus sinistre au fil et à mesure que ce personnage s'enligne vers son apothéose). Le pourquoi de toute lumière émise lors du déroulement de cette semi-création se justifie tant rationnellement et logiquement que par hédonisme.


Traitement sonore? En vue de créer quoi? Quand?

Comme le tout de la semi-création se déroule en le volume d'un ascenseur, des «ding» occasionnels signalant l'arrivée à un étage organiseront le crescendo de colère du protagoniste, de sorte que sa fureur passera de frustration discrète à discours vociférés au fil de ces «ding». Le contre-point se situera dans la conception sonore: une musique typique d'ascenseur se fera entendre à faible volume et accompagnera l'histoire, puis ne cessera de jouer, malgré les cris de rage et monologues hurlés d'un des personnages. Les effets sonores expriment l'opposé des éclairages: ils traitent de la métaphysique et du rationnel, c'est-à-dire qu'ils font entendre non pas une translation sonore des émotions d'un tel, mais font résonner une réalité crue.


Quels sont les thèmes et le propos de la création? Comment les avez-vous rendus perceptibles par le spectateur?

Les thèmes élaborés par notre équipe ne s'énumèrent pas par des adjectifs précis. Comme le texte seul admet une liberté des plus vastes, nos choix techniques et dramatiques sont fondés sur des liens indirects établis lors de la lecture, ou des impressions initiales.

Bien sûr, les répliques divaguent une solitude ou une tristesse non-négligeable, néanmoins qui semblent voltiger au-delà de la perception générale de la vie. La vision du personnage, d'après son monologue, se voit surpasser l'ontologie. Il a abouti à une conclusion existentielle qui ne peut être autre qu'intelligible, puisqu'elle n'est aucunement perceptible. Il se décrit non-existant, néant, pourtant d'autres éléments le contredit: somme toute, son existence (et non sa révolte) serait une chimère.
Grâce à ceci, notre équipe s'est permise l'adoption d'intentions «perpendiculaires» à la métaphysique: elles la rencontre à un seul point, elles voyagent sinon indépendamment.
En d'autres termes, le thème le plus indirect mais le plus important que traite notre équipe serait la coexistence (ou le point de rencontre) d'une chimère (le protagoniste) et de la métaphysique (ou plus précisément l'ontologie), et la comparaison entre ces deux lorsque mises dans l'espace concis qu'est un ascenseur.

La manière de divaguer cette complexité d'une façon compréhensible se fait tout simplement à travers la comparaison: deux dames se tiennent dans un ascenseur, complètement impassibles et inconscientes aux cris à la fois enragés et désespérés de l'homme éternisant ses propos. Même si ceci ne suscite pas l'assimilation immédiate de l'audience, elle peut en laisser des indices pour qu'un spectateur puisse aboutir à une ou plusieurs conclusions similaires, ou du moins qu'il différencie les éléments rationnels et irrationnels.

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